L'essentiel
En bref : L'étude de référence sur les médicaments potentiellement inappropriés chez les personnes âgées en France, Epi-Phare 2022, porte sur les 75 ans et plus, et non sur les 65 ans et plus annoncés par le titre. Chez les 75 ans et plus : 54 % des résidents en EHPAD et 29 % des...
Mis à jour le 1 septembre 2026
En bref : L’étude de référence sur les médicaments potentiellement inappropriés chez les personnes âgées en France, Epi-Phare 2022, porte sur les 75 ans et plus, et non sur les 65 ans et plus annoncés par le titre. Chez les 75 ans et plus : 54 % des résidents en EHPAD et 29 % des personnes vivant à domicile ont reçu au moins un médicament potentiellement inapproprié en 2019, avec des benzodiazépines nettement plus fréquentes en EHPAD.
📊 Le chiffre réel Epi-Phare : 75 ans et plus, pas 65
L’étude « Potentially inappropriate medications in nursing homes and community-dwelling older adults using the French health insurance databases », conduite par Epi-Phare (groupement d’intérêt scientifique ANSM/Cnam) et publiée dans la revue Pharmacoepidemiology & Drug Safety le 5 décembre 2022, porte sur des données transversales de l’année 2019. Sa population : 274 971 résidents en EHPAD et 4 893 721 personnes vivant à domicile, toutes âgées de 75 ans et plus. Le titre de cet article parle de « plus de 65 ans » : la population réellement étudiée par Epi-Phare est plus étroite, 75 ans et plus.
Résultats publiés sur epi-phare.fr : 54 % des résidents en EHPAD et 29 % des personnes à domicile ont reçu au moins un médicament potentiellement inapproprié (MPI), c’est-à-dire un traitement dont les risques dépassent généralement les bénéfices attendus à cet âge. La prévalence des MPI est 33 % plus élevée en EHPAD qu’à domicile (rapport de prévalence ajusté RPa = 1,33, intervalle de confiance à 95 % [1,33-1,34]). Les MPI liés aux benzodiazépines sont eux aussi plus fréquents en EHPAD (RPa = 1,43, IC95 % [1,42-1,43]). À l’inverse, les benzodiazépines à longue durée d’action, considérées comme les plus à risque de chute et de troubles cognitifs, sont moins fréquentes en EHPAD qu’à domicile (RPa = 0,84, IC95 % [0,82-0,85]).
💊 Les recommandations de l’ANSM pour les 65 ans et plus
Le dossier thématique « Bon usage des benzodiazépines » de l’ANSM (publié le 8 avril 2025, mis à jour le 3 septembre 2025) consacre une section spécifique « Chez la personne âgée de 65 ans et plus ». Elle recommande d’éviter d’initier un traitement par benzodiazépine à cet âge, de privilégier les molécules à demi-vie courte lorsqu’un traitement est nécessaire, de réduire la posologie de moitié par rapport à un adulte plus jeune, et rappelle une sensibilité accrue aux chutes et aux troubles cognitifs dans cette tranche d’âge.
Ce dossier est une recommandation clinique, pas une étude chiffrée : il ne fournit aucun chiffre de prévalence pour les 65 ans et plus. Le seul chiffre de prévalence mobilisable dans cet article reste celui d’Epi-Phare, mesuré sur la population plus étroite des 75 ans et plus.
Ces deux documents ne se recoupent donc pas complètement : l’ANSM cible explicitement les 65 ans et plus mais sans chiffre, Epi-Phare chiffre précisément mais uniquement à partir de 75 ans. Pour un lecteur de 65 à 74 ans, aucune des deux sources vérifiées ici ne fournit de donnée de prévalence propre à sa tranche d’âge : les recommandations de prudence de l’ANSM s’appliquent, sans qu’un chiffre national les illustre pour cette tranche précise.
❓ Ce qu’on ne peut pas dire
Il n’existe pas, dans les sources vérifiées pour cet article, de chiffre national unique de prévalence des benzodiazépines chez les 65 ans et plus : Epi-Phare ne couvre que les 75 ans et plus, avec une distinction entre EHPAD et domicile plutôt qu’un chiffre national agrégé unique. Les données datent de 2019 : aucune tendance récente ne peut être affirmée à partir de cette seule étude. Enfin, un rapport de prévalence ajusté (RPa) mesure un écart relatif entre deux populations, ici EHPAD et domicile, pas un niveau absolu de dépendance ou de mésusage chez les personnes âgées en général.
📖 Pour aller plus loin, consultez notre page d’outils sur le sommeil et notre guide complet du sommeil.
Quand consulter un professionnel de santé ?
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- Vous ressentez des impatiences, des douleurs ou des brûlures dans les jambes au repos.


