Test d’apnée du sommeil gratuit (STOP-BANG)
8 facteurs de risque. 1 minute. Un score validé par l’anesthesiologie mondiale.
Le questionnaire STOP-BANG est la référence internationale de dépistage du syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS). Chaque lettre correspond à un facteur de risque cliniquement validé : Snoring (ronflements), Tired (fatigue), Observed (pauses observées), Pressure (hypertension), BMI, Age, Neck (tour de cou), Gender.
Sa sensibilité pour l’apnée modérée à sévère (IAH > 15) est de 93% dans les études. Il est utilisé en pré-anesthésie dans les hôpitaux du monde entier.
Un score élevé ne diagnostique pas l’apnée, mais indique qu’une consultation et un enregistrement du sommeil sont justifiés.
Test de dépistage, non diagnostique. Basé sur Chung et al. (2008) Anesthesiology & Nagappa et al. (2015).
Source : Chung F. et al., Anesthesiology 2008 · Nagappa M. et al., PLOS ONE 2015
Questions fréquentes sur l’apnée du sommeil
Quelle est la différence entre ronflements simples et apnée du sommeil ?
Les ronflements simples sont causés par une vibration des tissus du pharynx sans blocage complet de l’air. L’apnée du sommeil (SAHOS) implique des pauses respiratoires complètes (apnées) ou partielles (hypopnées) d’au moins 10 secondes, répétées toute la nuit. Ces pauses fragmentent le sommeil, privent le corps en oxygène et provoquent une somnolence diurne caractéristique.
Le test STOP-BANG est-il fiable ?
Le STOP-BANG est l’un des questionnaires de dépistage les plus validés cliniquement. Sa sensibilité pour l’apnée modérée à sévère (IAH > 15) est de 93% dans les études. Il est utilisé en pré-anesthésie et en médecine du sommeil. Il reste un outil de dépistage, pas un diagnostic.
Un score faible garantit-il l’absence d’apnée ?
Non. Un score faible (0-2) indique un risque faible, mais des apnées légères peuvent exister même sans les facteurs classiques. Si vous avez des symptômes persistants (fatigue chronique, maux de tête matinaux, réveils fréquents), parlez-en à votre médecin.
Quels sont les traitements disponibles pour l’apnée du sommeil ?
Le traitement de référence est la PPC (Pression Positive Continue, CPAP). Pour les formes légères, une Orthèse d’Avancement Mandibulaire peut être efficace. Des mesures hygiièno-diététiques (perte de poids, position de sommeil, arrêt de l’alcool) complètent le traitement.
L’apnée du sommeil est-elle dangereuse si non traitée ?
Oui. Une apnée non traitée augmente significativement le risque d’hypertension, d’infarctus, d’AVC et de diabète de type 2. Elle multiplie le risque d’accidents de la route par 3 à 7. Un traitement efficace réduit rapidement ces risques.
Ce que mesure le score STOP-BANG
STOP-BANG n'évalue pas votre sommeil, il évalue une probabilité. Huit facteurs, huit points possibles, et une logique simple : plus vous cumulez de facteurs de risque, plus la probabilité qu'un enregistrement du sommeil trouve des apnées est élevée.
Les quatre premières lettres portent sur ce que vous constatez : ronflement (Snoring), fatigue diurne (Tired), pauses respiratoires observées (Observed), pression artérielle (Pressure). Les quatre suivantes sur des données objectives : indice de masse corporelle (BMI), âge (Age), tour de cou (Neck), sexe (Gender).
Ce questionnaire a été conçu comme un filtre préopératoire, pour repérer avant une anesthésie les patients à risque. C'est un outil de tri, pas un diagnostic : seul un enregistrement du sommeil peut compter les apnées réelles et calculer un indice d'apnées-hypopnées.
Lire son score sans le surinterpréter
- 0 à 2 points. Risque faible. Si vous dormez mal malgré tout, la piste est ailleurs : voyez plutôt l'index de sévérité de l'insomnie.
- 3 à 4 points. Risque intermédiaire. À évoquer en consultation, surtout si la fatigue diurne est marquée.
- 5 points et plus. Risque élevé d'apnée modérée à sévère. C'est une raison sérieuse de demander un avis médical.
Deux réserves importantes. Le score est très sensible mais peu spécifique : il attrape beaucoup de vrais cas, au prix de nombreuses fausses alertes. Et il sous-estime le risque chez les femmes, dont les symptômes se manifestent souvent par de la fatigue et des insomnies plutôt que par des ronflements bruyants.
Pourquoi l'apnée mérite un vrai diagnostic
Une apnée non traitée ne se contente pas de fatiguer. Les micro-réveils répétés fragmentent le sommeil profond, et les chutes d'oxygénation nocturnes pèsent sur le système cardiovasculaire au fil des années. C'est ce qui distingue l'apnée d'un simple ronflement gênant.
Pour aller plus loin : les signes et le parcours de diagnostic, les traitements disponibles de la CPAP à l'orthèse, et le cas fréquent du ronflement isolé, qui n'est pas toujours une apnée.
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